Η αγνοημένη υπόθεση Ι. Δενδρινού (1809) και οι πολιτικές και κοινωνικές προεκτάσεις της (Journal article)

Σιορόκας, Γεώργιος Α.


Jean Dendrinos, natif de Corfou, avait έχέ chancelier consulaire de la Republique Septinsulaire a Constantinople jusqu’ en 1807, lorsque les lies Ioniennes 6taient donnees a Napoleon a Tilsitt. A la fin d’avril 1809, Dendrinos, soutenu par I’ambassadeur anglais R.Adair, reprend son ancien titre. Mais, quand il se presente publiquement sous cette qualite, il se voit arrets sur l’ordre du fran9ais charge d’affaires, La Tour-Maubourg, et jett£ dans la prison du palais fran9ais a Constantinople, sa fortune a Corfou confisquee par les autorit^s fran9aises. AussitOt, les ambassadeurs de la Grande Bretagne et de P Autriche exigerent de la Porte ottomane la delivrance de leur protege, mais rencontrerent le constant refus fransais. La question de Dendrinos, a peine mentionnee dans la bibliographic, a occupe, jusq’ a la fin de 1809, la diplomatic anglaise et fran^aise, ainsi que les plus hauts degres du gouvemement ottoman. Nous connaissons les details gr&ce a la correspondance officielle de P ambassadeur anglais R.Adair, du charge d’affaires fransais La Tour-Maubourg, du consul fran9ais a Janina F. Pouqueville et du commissaire imperial a Corfou J. Bessieres. Dans la presente etude on cherche les extensions politiques et sociales de cette affaire, directement li0e aux droits de protection, aux points de prestige, et, en particulier, a la question importante du retablissement de la Republique Septinsulaire. Dans ce cadre, on dtudie plus precisement: a) Le point de vue anglais, caracterise par la persistance aux reglements diplomatiques. La politique anglaise a Constantinople, malgr£ le recent traits anglo-turque du 5.1.1809, ne disposait, en fait, beaucoup de moyens de poussee, donne que la Grande Bretagne n’etait pas en etat d’offrir quelque concours essentiel a son nouvel alli6. Adair, done, en faisait appel aux reglements du traite d’Amiens de 1802, qui reconnut Pexistance du nouvel dtat, dont PAngleterre s’en declara garante. D’autre part, ni le cabinet britannique ni la Porte ottomane avaient jamais adopte les accords franco-russes de Tilsitt. A noter que l’attitude anglaise a ete modifiee apres le mois d’Octobre: la Republique Septinsulaire a ete reconstruite de facto, quand les lies de Zante et de Cephalonie avaient tombe entre les mains des anglais. b) La position fran9ai.se adoptait, comme critere d’explication et cadre d’action, l’equilibre politique et social. La Tour-Maubourg a refuse constamment a obeir aux ordres de la Porte, soutenu par le prestige enorme de son maitre et attendant les resultats favorables de la lutte en Europe Centrale. De l’autre, les autorites frangaises de Corfou excitaient le traditionnel mecontentement populaire contre des nobles ioniens, pour empecher des agitations possibles, qui pourraient eclater a cause du blocus et des difficultes consequantes, exploitees par la propagande adversaire. D’ailleurs, les fran9ais de Corfou consideraient justement les nobles comme agents des anglais et responsables de l’affaire de Dendrinos. c) La position turque, qui adoptait une politique a egale distance. On peut relever cette politique tant a Γattitude de la Porte que a celle d’Ali pacha de Janina. Le gouvemement ottoman cherchait a gagner de temps et a manoeuvrer dans les marges que lui laissait la rivalite anglo-frangaise. La Porte ne repoussait nettement aucune des exigences, framjaises ou anglaises, mais, en meme temps, elle n’adoptait pleinement aucune d’elles. Cette attitude ne satisfaisait pas les deux grandes rivales, mais ne poussait les choses au bout, dont personne ne souhaitait au fond. Quant aux relations des anglais avec Ali pacha, l’affaire etudiee ici avait une importance particuliere. II s’agit d’un cas presque unique, ou Ali offrait a ses pretendus amis une aide pratique. Le pacha de Janina desirait vivement l’or et les munitions de guerre anglaises, mais il evitait a s’impliquer clairement contre les franfais. En meme temps, il deployait une diplomatic secrete, parfois nuisible aux interets anglais; il est bien probable qu’Ali etait le promoteur de la politique de la Porte, qui reclamait la suzerainete des lies Ioniennes.
Institution and School/Department of submitter: Πανεπιστήμιο Ιωαννίνων. Φιλοσοφική Σχολή. Τμήμα Ιστορίας και Αρχαιολογίας
Keywords: -
URI: http://olympias.lib.uoi.gr/jspui/handle/123456789/6129
Publisher: Πανεπιστήμιο Ιωαννίνων. Φιλοσοφική Σχολή. Τμήμα Ιστορίας και Αρχαιολογίας
Appears in Collections:Τόμος 19 (1990)




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